Les fondatrices

Mère Saint-Gabriel 
(Julie-Émilie Lamarre)
Québec, 8 mai 1845 – Chicoutimi, 25 décembre 1922

Mère Marie-des-Ange 
(Adélina Touchette)
Québec, 6 janvier 1841 – Chicoutimi, 15 juillet 1929

Mère Saint-Elzéar 
(Célanire Taschereau)
Sainte-Marie-de-Beauce, 
12 novembre 1844 – Chicoutimi, 10 mai 1929

Mère Saint-Léandre (Laetitia Légaré)
Québec, 19 mai 1844 – Chicoutimi, 9 février 1930

Mère Saint-André-de-Bobola (Henriette Côté)
Saint-Jean-de-l’Île-Verte, 
29 juin 1835 – Chicoutimi, 20 février 1892

   
 

Contexte historique

À la fin du 19e siècle, Chicoutimi compte environ 3 000 habitants. Après l’éducation des filles et des garçons, Mgr Dominique Racine[1], premier évêque de Chicoutimi, nourrit d’autres projets pour son diocèse. « Cette fois, les bénéficiaires […] seront […]: les malades, les infirmes, […] les pauvres […et] les matelots.[2] »

Dès 1883, Mgr Racine entre en contact avec les Augustines de la Miséricorde de Jésus du monastère de l’Hôpital-Général de Québec afin de leur offrir la fondation de l’Hôpital de Marine construit par le gouvernement fédéral. Le 24 mai 1884, les cinq fondatrices foulent la terre de leur élection et prennent charge du nouvel hôpital. À cette époque, le monastère et l’hôpital ne forment qu’un tout et les religieuses doivent s’accommoder de l’exiguïté des lieux et de nombreux inconvénients.  Malgré ces difficultés, elles s’efforcent de répondre le mieux possible aux attentes spirituelles et temporelles des autorités religieuses et de la population. À la fin du 19e siècle, l’hôpital général se définit un peu comme une grande famille. Il demeure un lieu où l’on garde souvent gratuitement des personnes âgées, des handicapés, des orphelines et autres défavorisés.  On y soigne des malades, mais peu sont hospitalisés.  Les soins demeurent à la mesure de la science médicale de l’époque.

Les fondatrices

Les religieuses ont été envoyées à Chicoutimi afin de s’occuper de l’Hôpital de Marine et de fonder, en même temps, un monastère. Les qualités morales et l’expérience déjà acquises dans le milieu hospitalier ont donc été les critères de base dans le choix des sujets de la nouvelle fondation.

Conclusion

Par leur engagement, ces cinq femmes ont assuré la fondation et l’évolution de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier qui se voulait, à la fin du 19e siècle, un lieu de résidence pour des personnes défavorisées plutôt qu’un lieu d’hospitalisation. Par leur dévouement, elles ont marqué toutes les générations de religieuses depuis 1884. Avec Mgr Dominique Racine, premier évêque de Chicoutimi, elles sont à la base du réseau hospitalier de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pour toutes leurs réalisations, elles méritent leur place comme Membres émérites du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

[1] Voir la biographie de Mgr Dominique Racine.
[2] Sœur Sainte-Luce (Georgianna-Henriette Frenette). Histoire de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, 1884-1934, Chicoutimi, Imprimerie du Progrès du Saguenay, p.20.

 
 
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