SOEUR SAINT-LÉANDRE
(Étiennette Hamel)
1910 - 1971

Enfance et formation religieuse

Née à Charlesbourg le 16 octobre 1910, Étiennette Hamel est l’arrière-nièce de mère Saint-Léandre (Laetitia Légaré, 1844-1930), fondatrice de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier et membre émérite. À l’âge de 7 ans, elle entre à l’Orphelinat tenu par les Augustines de Chicoutimi qu’elle quittera en 1919. C’est à l’Académie du Bon-Pasteur qu’elle poursuivra et recevra tous les mérites scolaires. Le 8 septembre 1929, elle fait son entrée au noviciat de la communauté des Augustines de Chicoutimi. C’est auprès de mère Sainte-Claire d’Assise (Alma Bergeron, 1887-1935), maîtresse des novices, et mère Sainte-Marguerite-Marie (Azilda Gauthier, 1880-1958), supérieure, qu’elle étudie et se forme au charisme des Augustines de la Miséricorde de Jésus. En 1931, elle fait sa profession religieuse et devient sœur Saint-Léandre, du nom de sa grand-tante .

Origine

Québec (Charlesbourg)
Années de service

1931-1938 - Départements de l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier

1941-1963 - Professeur à l'École des infirmières et à l'École Mater Amabilis

Spécialités

Professeur et directrice de l'École des infirmières
Particularité

Vie consacrée à la formation

Formation et expérience professionnelle

De 1931 à 1938, elle travaille sur plusieurs unités de soins, à la pharmacie et à la salle des pauvres de l’Hôpital. En 1938, elle fait partie des six religieuses qui seront inscrites à l’École des infirmières, fondée par la communauté, qui est affiliée à l’Université Laval de Québec. De 1941 à 1963, la communauté lui confiera, comme professeur ou comme directrice, la formation des jeunes de l’École des infirmières ou de l’École Mater Amabilis.

Pour répondre aux exigences de l’Université Laval, en 1946, elle entreprend de donner des cours aux novices et aux jeunes religieuses de la communauté afin qu’elles fassent leurs études secondaires. Cette initiative conduit à l’ouverture, en 1950, du scolasticat Mater Amabilis, qui offre le cours lettres-sciences. En 1952, répondant à la requête de sœur Saint-Léandre, directrice du scolasticat Mater Amabilis, le Conseil universitaire de l’Université Laval accorde le privilège de l’affiliation pour les deux dernières années du cours de quatre ans. Ce cours préparait les aspirantes à l’étude de l’une ou l’autre des spécialités soit : les sciences sociales, la radiologie, la diététique, le laboratoire et le cours d’infirmière. Sœur Saint-Léandre y travaillera jusqu’au feu de 1963. Dotée de son expérience d’enseignante et de directrice, et nantie de ses compétences, elle poursuivra, de 1965 à 1971, la formation des jeunes religieuses inscrites au noviciat de la Fédération des Augustines à Québec.

Conclusion

C’est dans un contexte de changement que sœur Saint-Léandre laissera sa marque. Une des premières étudiantes à l’École des infirmières, première professeure à cette école, directrice de l’École Mater Amabilis, sa vie sera consacrée à la formation des étudiantes religieuses et des laïques afin qu’elles poursuivent l’œuvre si bien établie depuis 1884 par les fondatrices. Pour toutes ses réalisations, elle mérite sa place comme Membre émérite du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

 
 
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