MADAME MADELEINE LALIBERTÉ
1925 - 1999

Enfance et formation religieuse

Madeleine Laliberté est née en 1925 à Saint-Jérôme de Métabetchouan au Lac-Saint-Jean. Elle réussit ses études primaires dans son village natal et fait des études d’enseignante chez les Ursulines de Roberval. Elle enseigne pendant quelques années dans son village avant de le quitter pour Montréal. Dans les années 1940, elle œuvre chez les « Équipières sociales » auprès des personnes défavorisées et des mères célibataires. Elle entreprend également des études en travail social à l’Université de Montréal.

Origine

Saint-Jérôme de Métabetchouan (Lac Saint-Jean)
Années de service

1958-1980
Spécialités

Travailleuse sociale
Particularité

Directrice du Service social médical

Le Service social médical de l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier

En 1957, elle revient à Chicoutimi et travaille avec sœur Thomas-Marie (Marthe Gilbert) au Service social médical de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier.

Avec sa compétence et son expérience, Madeleine Laliberté succède à sœur Thomas-Marie au poste de directrice du Service Social Médical de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier. Elle y travaille jusqu’en 1980. Cependant, elle demeure professeure d’enseignement pratique à l’Université Laval. Ses activités professionnelles se poursuivent dans les cours et conférences qu’elle donne dans le milieu étudiant, dans l’Action catholique ainsi que dans les groupes sociaux. Madeleine Laliberté a été membre de l’Association canadienne des travailleurs sociaux, de la Corporation des travailleurs sociaux de la province de Québec, de l’Association de l’enfance exceptionnelle, de la Société d’études et de conférences, de l’Union internationale du service social et de l’Association des femmes de carrière de Chicoutimi.

En juin 1964, Madeleine Laliberté était élue membre de l’Exécutif du Conseil de la Corporation des travailleurs sociaux de la province de Québec; enfin, elle siège au niveau provincial sur le comité santé de cette même corporation.

Selon Jacques St-Onge : « Madeleine Laliberté fait certainement l’unanimité auprès des clientèles, des collatéraux et des collègues praticiens ou étudiants. Avec elle, il n’y avait jamais de coup d’éclat. La valeur du client et de tout individu prenait la première place. Son jugement professionnel s’était imposé, sans faste. À la dérobée, on venait la consulter : médecins, collègues travailleurs sociaux, prêtres, juges et autres professionnels, notables ou simples citoyens du milieu. Il est difficile d’évaluer l’impact social et professionnel de cette pionnière; peu de gens connaissaient l’ensemble de ses actions et la qualité de son travail. Sa renommée professionnelle soutenue est probablement la meilleure appréciation. Son influence[…] s’est fait sentir principalement à l’intérieur de son établissement.»[1]

En quittant l’Hôpital de Chicoutimi dans les années 1980 jusqu’à sa retraite, Madeleine Laliberté relève un nouveau défi en travaillant pour le Centre de consultation conjugale et familiale (COFAVIE).

Conclusion

Pour toutes ses réalisations, Mme Madeleine Laliberté mérite sa place comme Membre émérite du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

[1] Jacques St-Onge. Le développement des pratiques en travail social au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 1960-1980, Chicoutimi Université du Québec à Chicoutimi, 1999, p.85

 
 
   Politique de confidentialité |  Réalisation
(c) Gouvernement du Québec, 2008