SŒUR MARIE-DE-l’EUCHARISTIE
(Yvonne Deslauriers)
1889-1983

Enfance et formation religieuse

Yvonne Deslauriers est née à Québec en 1889. Elle étudie à l’Académie Mallet de Québec auprès des Sœurs de la Charité. En 1913, elle fait son entrée en religion et fait profession en 1915. Mère Saint-Gabriel, supérieure et fondatrice, de même que sa maîtresse des novices, soeur Sainte-Marie-Madeleine[1], lui donnent toutes les directives nécessaires afin de commencer sa vie religieuse. À sa profession religieuse elle prend le nom de sœur Marie-de-l’Eucharistie. 

Origine

Québec
Années de service

1915-1957
Spécialités


Orphelinat - Dépositaire - 
Supérieure

Expérience professionnelle

Jusqu’en 1926, elle travaille à l’orphelinat[2]. En 1926, elle est nommée assistante-dépositaire où elle se forme aux affaires matérielles de l’hôpital et du monastère. En 1928, elle est élue première dépositaire. À ce poste, elle aide au développement de la ferme qui fournit aux malades et à la communauté un moyen de subsistance. Peu à peu, les rénovations se réalisent et de nouvelles bâtisses se construisent.

Supérieure de 1935 à 1941 et de 1953 à 1957  

En 1935, la communauté la nomme supérieure. Au début de son supériorat, malgré une période de crise, le développement de l’hôpital reprend dans les foulées des années 1920. La priorité ne va pas seulement à l’équipement, mais aussi à la qualité et à la formation scientifique du personnel de même qu’à l’efficacité de l’organisation de l’hôpital. L’arrivée d’un interne, en septembre 1935, incarne le désir d’améliorer le service hospitalier. Les autorités veulent ainsi assurer la présence permanente d’un médecin à l’hôpital. Dans la même période, l’hôpital acquiert un appareil pneumothorax et plusieurs médecins vont étudier en Europe.  L’un des efforts les plus importants de cette époque est la mise sur pied de l’École des infirmières qui sera inaugurée en 1938. L’année 1939 marque l’amélioration des laboratoires. La période 1941-1945 marque aussi l’agrandissement de l’hôpital qui voit non seulement une augmentation de son nombre de lits, mais aussi l’amélioration des divers traitements. En 1955, pendant son second supériorat, elle autorise le départ des religieuses fondatrices de l’Hôtel-Dieu Notre-Dame-de-l’Assomption de Jonquière et de l’Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur-de-Jésus de Dolbeau.
 
Conclusion

Malgré une période de crise économique, les premières années du supériorat de soeur Marie-de-l’Eucharistie sont marquées par un développement de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier. Son second supériorat sera, quant à lui, marqué par une participation au développement régional du système hospitalier par la fondation de deux hôpitaux. Nommée Supérieure générale de la Fédération des Augustines, en 1957, elle laisse à la fin de son mandat un hôpital doté de spécialités et de plusieurs services améliorés. Pour le remarquable travail accompli, elle mérite sa place comme Membre émérite du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

[1] Emma Dufour, 1876-1927.
[2] Les Augustines de Chicoutimi ont tenu un orphelinat jusqu’en 1926.

 
 
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