SŒUR MARIE-JOSEPH 
(Imelda Dallaire)
1902-1989

Enfance et formation

Imelda Dallaire est née à Chicoutimi, en 1902. Elle fait ses études chez les Ursulines de Roberval. Elle obtient, en 1916, son diplôme élémentaire de l’Université Laval et, en 1917, son Certificat – Cours moyen de l’enseignement primaire de la même université. En 1918, elle reçoit son diplôme supérieur du Bureau central des examinateurs catholiques de la province de Québec et son certificat Cours d’enseignement ménager du Bureau central des examinateurs catholiques de la province de Québec. À la fin de ses études, elle travaille en comptabilité à la Banque Nationale de Chicoutimi.

Le 15 août 1922, elle entre au noviciat des Augustines de la Miséricorde de Jésus de Chicoutimi. C’est auprès de soeur Sainte-Claire-d’Assise[1], maîtresse des novices, et de soeur Sainte-Marguerite-Marie[2], sa tante et supérieure, qu’elle se forme au charisme de la communauté. Elle fait profession en 1924 et reçoit le nom de sœur Marie-Joseph.

Origine

Chicoutimi
Années de service

1924-1963
Spécialité


Orphelinat - Dépositaire - 
Comptabilité - Directrice générale

Expérience professionnelle

En 1923, elle travaille à la salle des femmes, l’un des départements de l’hôpital.  Après ses vœux perpétuels, elle enseigne à l’orphelinat, fondé en 1894, jusqu’à sa fermeture en 1926. De cette date à 1929, elle devient responsable du personnel soignant auprès des malades sur un département de l’hôpital. À partir de 1929 et jusqu’en 1941, on lui confie des postes en comptabilité et comme aide-dépositaire de la communauté. Lors des élections de 1941, elle est élue dépositaire; elle le sera jusqu’en 1963.

À la fin des années quarante, elle entreprend les démarches pour l’affiliation de l’institution à l’Université Laval afin d’en faire un hôpital d’enseignement universitaire pouvant recevoir les étudiants en médecine.  Elle  attire et retient les plus grands spécialistes à l’hôpital. En 1950, les autorités créent le poste de directeur médical. C’est sous sa supervision que l’on agrandit l’hôpital dans les années 1940 et, au début des années 1950, que l’on bâtit l’Hôtel-Dieu Notre-Dame-de-l’Assomption de Jonquière et l’Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur-de-Jésus de Dolbeau qui ouvrent leurs portes en 1955.

En 1962, à la suite de l’adoption de la nouvelle loi sur l’Assurance hospitalisation, le conseil d’administration de l’hôpital nomme sœur Marie-Joseph, directrice générale, tandis que soeur Marie-du-Saint-Esprit[3], supérieure de la communauté, est nommée présidente de ce conseil. En 1963, elle quitte Chicoutimi avec six autres religieuses pour fonder un hôpital à Tripoli, au Liban. De retour du Liban, et à la fin d’une carrière administrative bien remplie, elle poursuit sa vie religieuse au sein de sa communauté.

En octobre 1984, sœur Marie-Joseph a reçu un doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Chicoutimi et, en avril 1985, elle a reçu la médaille de l’Ordre du Canada.

Conclusion

Pendant plusieurs décennies, sœur Marie-Joseph a su répondre aux demandes de ses supérieures et à leurs conseils d’administration respectifs. À son départ, elle a laissé un hôpital doté de services médicaux de premier ordre et de spécialistes en mesure d’offrir des soins à toute la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle a su développer les meilleurs soins à donner aux « pauvres » et aux malades. C’est pour cet héritage qu’elle mérite sa place comme Membre émérite du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

[1] Alma Bergeron, 1887-1935.
[2] Azilda Gauthier, 1880-1958.
[3] Gracia Savard, 1906-1993.

 
 
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